Dimanche 24 Novembre 2002
21h49 : J'ai regardé le train passer... Et n'ai pas grimpé dedans... Repassera t il une seconde fois ?
Je vais commencer par les petits bonheurs, je terminerai par... Le reste...
3 messages sur mon répondeur en rentrant ce soir. Un d'Alice à l'aéroport de Madère. Elle vient d'atterrir chez nous à cette heure ci. Sa voix m'a rassurée. Mon douillet quotidien est de retour avec elle, clôturant cette semaine d' "ailleurs". 2 de Mimi, toute excitée de ne pas me savoir chez moi... ;o) Je t'ai loupé ma belle, comme j'ai loupé aussi ma Lou... Désolée d'avoir été dans d'autres bras que les vôtres cette fois ;o)
Hier, Ben m'a successivement proposé un restau dans mon quartier, un rendez vous avec les designer, il a aussi été question qu'il vienne me voir dans mon antre, mais la journée en a décidé autrement et finalement j'ai l'ai passée sans le voir... Ce matin, j'avais rendez vous chez lui à 11h. Le cœur battant, le ventre noué (comme à chaque fois que je vais le voir) j'ai monté l'escalier me menant à son "bateau" (son studio y ressemble) La nuit où j'ai dormi chez lui, je lui ai fait comprendre que sitôt notre projet bouclé (ce soir donc, puisque nous l'avons brillamment terminé !) nous nous ferions nos adieux. Je lui avais bien répété que je ne voulais pas de lui ni comme associé, ni comme un "pote" de plus. Ce que je voulais, c'étais un petit quelque chose de plus... Sinon, ce serait des "au revoir". Depuis on se taquine là dessus constamment. Moi : "Je vais faire quelques courses, comme ça, ça t'habituera à quand je ne serai plus là " (Rires) Lui : "Je fais traîner le projet pour t'avoir un peu plus longtemps à moi" J'ai tout de même craqué en lui proposant un éventuel pot avec Karen pour son anniversaire et il m'a répondu "mince, tu peux pas faire semblant jusqu'au bout !" Comme s'il était impensable qu'on ne se revoit plus... A 13h donc, je suis allée me balader dans son quartier Montorgueil à la recherche de quelques douceurs pour notre déjeuner d'adieux, le laissant bosser... Sandwichs fins, salade de pâtes al pesto, vin rouge, pâtisseries, et même une petite abeille en sucre que j'ai glissé sous son oreiller... J'ai vu à son regard la joie qu'il a eu de me voir faire tout ça pour lui. J'ai eu une pensée pour toutes les fois où je m'étais démenée pour surprendre Silvio, il n'a jamais eu les yeux pétillants comme ceux de Ben...
Parfaite journée. Il m'a massé le dos, je lui ai rendu la pareille, nous avons bossé l'un près de l'autre en nous cajolant régulièrement, de plus en plus troublés... Il m'a proposé de voir un film chez lui ce soir, après le boulot, d'y dormir même ! Mais demain j'ai un rendez vous à l'autre bout du monde à 8h30. Je dois me lever à 6h et aller à cette fichue réunion de consommation spéciale "étude de peau" totalement "démaquillée"... Toutes mes affaires étant chez moi, mes papiers pour demain aussi, j'ai dû décliner ce qui s'avérait être la chose dont j'avais le plus envie... Rester près de lui (pourquoi pas dans ses bras ?) à regarder une bonne vidéo ! Il m'a ramené en moto... Pour une fois, aucun de nous n'a parlé... Au moment de se quitter, il m'a encore remercié, je lui ai serré la main comme une vraie "collègue" et il m'a attiré à lui. Il a voulu m'embrasser d'une drôle de façon et ça ne ressemblait pas à une bise "normale"... Par peur de me tromper une fois de plus sur ses intentions, j'ai tendu ma joue. Un long bisou, un autre sur l'autre joue et alors qu'il me serrait, j'ai crû comprendre qu'il y aurait une autre bise et malencontreusement, du fait de sa haute taille, mon propre bisou est parti dans son cou. Terriblement gênée, émue et mal à l'aise, j'ai dit au revoir et je suis partie... Chaque pas était un supplice... Pourquoi ne m'étais je pas laissé embrasser ? Sûrement ce vieil instinct de survie qui me susurrait qu'il ne voulait pas "profondément" de moi, que sinon il aurait plongé plus "directement". Ou peut être que j'avais senti que ce n'était pas ZE moment, qu'il y en aurait forcément un autre... Il est resté longtemps près de sa moto à me regarder monter mes escaliers. Hors de son champs de vision, je suis restée un moment interdite, avec l'envie de retourner courir dans ses bras. Une vraie statue ! Mon portable a alors sonné... C'était lui, il n'était toujours pas reparti lui non plus... Il m'a dit : "laisse moi parler, je voudrais vraiment te remercier, mais pas seulement pour le projet... Pour tout ce que tu m'as apporté de beau, pour tout ce qu'on vient de vivre... Tu sais, je ne serai jamais loin... jamais... Tu sauras où me trouver, toujours !" Je lui ai demandé si son but était de me faire pleurer par hasard ? En disant cela j'ai eu l'impression qu'il se battait lui aussi contre une intense émotion... On a du rester un bon moment l'un et l'autre à se demander quoi faire... Droits comme des "i" dans le froid, pas loin géographiquement mais assez pour ressentir lourdement la distance. Et puis je suis rentrée. Tout doucement... Une impression de gâchis mêlé de perfection... Si, si, c'est possible. C'était mon "rayon vert" cet instant là...
Je ne pensais pas m'accoutumer autant à quelqu'un et j'ai peur de déjà l'avoir perdu. Une petite voix me dit qu'il est aussi romantique que moi, que je dois avoir confiance en cette adéquation de pensées qui nous lie et qu'il ne me laissera pas partir comme ça. Je sais qu'on ira un jour dans ce petit restaurant romantique qu'on a aperçu ensemble. Je sais que de grandes choses nous attendent, des choses que nous vivrons ensemble... Mais l'attente est cruelle et je souffre d'être séparée de lui... Courage Scrib, si c'est lui le bon, le tonnerre éclatera, la foudre transpercera le ciel, et forcément, au milieu de tout ça, il sera là, "lui".
Météo du jour
Scrib : Round 1
Scrib : Round 2
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