Dimanche 30 Mars 2003
21h33 : J'adôr li changement d'hôr !
Vendredi avec maman, nous avons fait des folies ! Et donc la Scrib vous recommande dans toutes les bonnes parfumeries... Le tonique Lancôme "Tonic control" qui matifie et resserre les pores, la poudre pressée "mat ivory" des laboratoires Clinic, le dernier blush de l'Oréal dans son poudrier miroir, le mascara x4 non waterproof de l'Oréal également, ainsi qu'un nouveau pinceau de chez Biguine (pour celles qui ont aussi des "perte de poils" sur les leurs ;o) Nous avons clôturé ce shopping par une grenadine en terrasse et nous sommes rentrées. R.A.S le soir, plateau repas entre femmes devant la télé (Dieu qu'on est bien sans homme à la maison !) A noter quelques sms échangés avec Ben pour convenir d'un rendez vous le lendemain... Il ne semblait pas péter la forme, on dirait que son job lui pèse de plus en plus.
Samedi à 11h, je retrouvais Ben près de chez lui. Nous avons fait un saut dans la boutique des musées nationaux pour voir s'il était possible d'avoir un bracelet moins grand (je ne peux vraiment pas porter le mien) Apparemment c'est une taille unique... Ben m'a bien proposé plusieurs fois de regarder si un autre me plaisait mais je n'osais pas m'approcher de la vitrine pour apercevoir le prix du mien... J'ai abandonné et nous sommes allés boire un thé chez Paul. Nous nous sommes racontés notre actualité et il s'est levé en décrétant que c'était l'heure du ciné ! Aux Halles, à l'heure où nous sommes arrivés, il n'y avait que The Hours qui a reçu notre approbation mutuelle... Film aussi étrange que Virginia Woolf elle même j'imagine... Pas vraiment à hurler de rire mais une distribution qui méritait à elle seule le déplacement. Julianne Moore, Merryl Streep et Nicole Kidman sont grandioses... ça m'a donné envie de lire Mrs Dalloway... Surprise en sortant, de voir que Ben a apprécié aussi ce film de femmes excessivement intimiste (lui ai glissé à l'oreille pendant la séance : "je ne savais pas qu'on allait voir un film français !" ;-)
Au sortir de la séance je mourrais de faim. Nous avons dégusté des piadine à la roquette sur le parvis de l'église St Eustache et la conversation, l'ambiance devrais-je dire, est devenue pesante... Plus de rires, rien que des bouts de phrases, moi essayant vainement de lui redorer le blason, lui paumé dans sa vie de patachon déchu... Devant retrouver Karen je l'ai appelée pour finalement fixer notre rendez vous chez moi. Ben m'a raccompagné jusqu'au métro Châtelet et sur le chemin il m'a avoué s'occuper en rentrant de nettoyer sa salle de bain. Amusée, je lui ai fait remarquer que je connaissais peu d'homme se vantant de pareil exploit. C'est alors qu'il m'a lancé : "tu sais, les mecs qui fréquentent sont un peu obligés de le faire" Ah oui ? Il fréquente Ben ? :-( J'affichais un sourire amusé pour masquer mon désarroi et je lui demanda alors si l'urgence du nettoyage signifiait un rendez vous imminent... Il répondit que même si ce n'était pas au programme, plusieurs filles venaient la semaine. 15 ? Je te crois pas ! 5 ? Non plus... Ok, alors 3 ! Et mes krokros, ce 3 là ne sentait pas le mensonge... Je lui ai demandé pourquoi, alors, il ne parlait pas de ces problèmes existentiels aux filles qui passaient dans son lit. "Parce que", me répondit il "je préfère m'amuser et prendre du bon temps avec elles, pas leur parler de mes problèmes..." Surprise, je lui avouais qu'il pouvait rencontrer une fille susceptible de faire les deux... Qu'il ne fallait pas qu'il se carapace et qu'il la trouverait sûrement un jour. (oui, je tendais une perche et alors ?) Perche qui s'est avérée plus boomerang finalement puisqu'il m'a dit : "oh la ! Je ne me prends pas la tête comme ça moi, j'ai rien contre une fille qui ferait les deux, au contraire, qu'elle vienne, je l'attends !" Ah oui ? Vive le tact mon Benoît ! A coup sûr, ta plus belle qualité !
Je réalisais cette fois de toute ma haute naïveté que perdu dans sa marche il venait de m'avouer à mi-mot que son blocage affectif était feint pour m'épargner (hum) et que le véritable problème qui l'empêchait de sortir avec moi était uniquement lié au fait que "moi", je ne convenais pas mais que sans doute une autre, oui... Tout était dit à ce stade.
Je l'ai quitté sur un cordial "prends soin de toi", le laissant tripoter son portable pour tenter d'intercepter un appel... J'ai pris mon métro comme une zombie... Et, une fois rentrée, je me suis mise à pleurer bêtement sur mon clavier en écoutant "l'île aux cygnes". Quand Karen est arrivée, j'ai cru que j'allais fontainer de plus belle... Elle m'a appris sa rupture définitive d'avec son chéri (un couple de 4 années !). Entre son homme et mon con de Ben on faisait peine à voir toutes les deux... On a éteint le piano et commencé à parler "d'avenir". Il est donc maintenant plus ou moins question que si son mec se casse vraiment en province on se prenne ensemble un appartement sur Paris. Je sais que pour vivre avec Karen je serai prête à accepter n'importe quel boulot. J'ai envie de l'épauler et elle me donnera la force de prendre mon envol. C'est une fille super agréable à vivre, saine, équilibrée et c'est surtout la première avec qui j'envisage la colocation... Bien sûr, si j'avais à choisir je préfèrerai qu'elle reste avec son mec et qu'ils se remettent à vivre ensemble pour de bon et pour toujours mais si cela n'arrivait pas... Alors je serai là pour elle comme elle sera là pour moi. On mangera le soir notre tranche de jambon dînatoire en pestant sur les hommes et ça serait sans doute une thérapie plus efficace que de vivre tout ça chacune dans notre coin. De plus un loyer à payer à deux est toujours moins agressif qu' à payer seule, n'est ce pas ? ;o)
Ce matin je me suis levée tard (et encore plus quand j'ai appris la nouvelle heure qu'il était !) et je n'ai rien fait d'autre de la journée que de parler avec mon nouvel ami du net : Sunny. Rencontré sur un site anodin, Sunny a 28 ans, il bosse dans une grosse boite d'export avec la Nouvelle Zélande et il connaît très bien des gens que je connais moi même chez ABC l'agence de Pub dans laquelle j'ai bossé et où travaille en ce moment Russel. Je ne sais absolument pas la tête qu'il a et je m'en fiche. Mon chatothérapeute ayant brisé le charme, il m'en fallait un autre, j'ai pris Sunny et pour l'instant je ne le regrette pas. On a absolument les mêmes références en humour, on échange des vues sur la Vie avec un "V" majuscule et on est toujours d'accord l'un avec l'autre. On aime les mêmes musiques, on se comprend à mi-mots (lui, ça le surprendra toujours mais moi j'ai un peu l'habitude grâce à ce journal et à vous, mes lecteurs) Je parle avec Sunny tous les jours (sauf hier) depuis 10 "matins". C'est bon de le retrouver en journée sur le net quand j'ai envie de lui parler. Habituellement c'est quand il est au travail mais aujourd'hui il s'est connecté de chez lui... C'était vraiment bien de prendre le temps. Il a illuminé mon dimanche ! Je suis certaine que dès qu'on va se voir en photo ou se rencontrer pour de bon (ça arrivera forcément) le charme se rompra, je lui trouverai mille défauts et j'arrêterai de lui parler (la Scrib est un oiseau volage !) En attendant je me plais (une fois de plus) à idéaliser cet anonyme cyber prince charmant et c'est tout ce qu'il me fallait pour attendrir mon sale caractère du moment...
Rien d'autre à signaler pour ce dimanche... La guerre, la désinformation des media me font toujours autant horreur... Un ex m'a téléphoné cet aprem pour m'informer de sa fraîche rupture d'avec la mère de sa fille et ça aussi, ça me fait horreur... Dans un autre genre, toutefois...
Demain c'est lundi (merci Bruno !) une nouvelle semaine commence... Bon vent à tous !
Météo du jour
Scrib : Round 1
Scrib : Round 2
© Copyright Scribouilleuse déposé